Quelques points factuels :
1) On a un des meilleurs pôle mondial en maladies infectieuses à l’IHU Marseille avec non seulement le professeur Didier Raoult mais d’autres comme Philippe PAROLA ou Florence FENOLLAR. Didier Raoult n’est pas un loup solitaire.
L’IHU promeut un traitement simple à mettre en œuvre, bon marché basé sur une molécule qui est utilisée partout dans le monde depuis plus de 50 ans.
2) L’état français (et d’autres) fait tout pour empêcher l’utilisation du protocole Raoult et met en avant un anti-viral développé par les laboratoires Gilead : le Remdésivir. Ce médicament fait l’objet d’une mise en garde de l’Organisation Mondiale pour la Santé.
3) Tous les médecins qui remettent en questions à longueur d’antenne les résultats du traitement à base d’hydroxychloroquine ont touché de l’argent ou des avantages en natures par les laboratoires Gilead.
4) On connait les populations à risque face à la covid-19.
5) On n’a pas de vaccin.
6) On a des doutes sur le financement de la campagne de Macron et notamment des dons provenant des laboratoires comme Gilead.
La stratégie macronienne se heurte à sa position jésuite : le fameux « mais en même temp ».
On dépense des milliards d’euros en tests PCR mais en même temps on ne donne pas aux soignants les moyens de lutter contre l’affluence hospitalière chronique en France en automne.
On a un traitement efficace mais en même temps on souhaite favoriser le Remdésivir des laboratoires Gilead.
On impose peu à peu un nouveau confinement mais en même temps on ne touche pas aux dates de vacances scolaires disséminant des millions de Français un peu partout à la Toussaint.
On constate que la Covid est une maladie des espaces confinés mais en même temps on applique des directives obligeants les populations à rester confinées.
On ne veut pas que l’économie s’effondre mais en même temps on prend des mesures qui vont mettre des milliers de sociétés en faillite et des millions de personnes au chômage.
On craint une crise sociale plus forte que celle des gilets jaunes mais en même temps on prend des mesures liberticides sans aucune preuve scientifique ajoutant à la fureur de certains et alimentant la prochaine vindicte populaire.
Bref… le Macronisme est un immobilisme.
Auteur/autrice : Jean-François Messian
Un masque sinon rien
Le mois de juillet s’est effondré sur mes rêves d’écriture anéantissant la gymnastique quotidienne pratiquée pendant le confinement. Quatre longues semaines vivant hébété une épidémie qui ne se décide pas à en finir, portée par les discours démagogiques dont on se demande parfois s’ils ne souhaitent pas une seconde vague mortifère. Ma veille sanitaire bat son plein : j’ai ajouté tour à tout à mes tableaux de données la Nouvelle Zélande, Israël, le Luxembourg. Tableaux macabres que je contemple incrédule y cherchant une logique que personne n’a encore trouvée. Le Covid-19 possède sa propre dynamique qui rend vaines et illusoire les tentatives disparates visant à contrôler l’épidémie. Il reste le maître du jeu imposant son agenda et ses lois. Nous pouvons tenter d’avancer masqués, rien n’y fait, nous sommes à la merci de son bon vouloir.
Un article, plutôt bien écrit, de la revue National Geographic, analyse les effets de la « distanciation sociale » dans plusieurs villes américaines lors de l’épidémie de grippe espagnole de 1918. Synthèse : la distanciation sociale a été réellement efficace maintenue suffisamment longtemps sans quoi le risque de seconde vague était bien réel. Un siècle plus tard nous sommes tout aussi démunis face à un ennemi invisible venu battre en brèche nos croyances idéales de l’Homme maîtrisant la nature.
La réponse technocratique française aux envolées estivales du nombre de cas positifs de covid-19 est d’imposer le port du masque dans les lieux clos avec à la clé une amande de 135 euros pour les contrevenants . Certaines municipalités vont plus loins étendant cette obligation à certaines zones géographiques comme les remparts de Saint Malo. Le masque est devenu le nouveau sésame que l’on dégaine pour passer de la zone libre à la zone occupées. Il sort des poches, traine sous le mentons, manipulé sans cesse par des mains exempts de gel hydroalcoolique. Certains professionnels utilisent des masques semi ouverts ne protégeant pas les yeux. Dans le même temps des touristes décérébrés viennent s’aglutinner par milliers à , Quiberon ou Palavas les Flots faisant fi des distanciations sociales acquises dans l’urgence. Que se passerait-il si nous devions demain voir une recrudescence de l’épidémie ou pire émerger un nouveau virus plus virulent et moins sélectif que le Covid-19 qui tue majoritairement le 3ème âge ? 94% des décès en France touchent des personnes de plus de 60 ans.
La lecture d’un article du Figaro m’apprend que le port du masque n’est pas obligatoire en Hollande sauf dans les transports en commun : « les Pays-Bas sont l’un des derniers pays européens à encore s’opposer à la généralisation du port de masque. » Le style de l’article est symptomatique de la dérive qui touche la presse et les médias. Cette phrase en particulier, « encore s’opposer ». Qu’est-ce que c’est donc que ce pays qui ose ne pas suivre le diktat du moment ?
Les voix s’élèvent parmi les médecins et les scientifiques pour rappeler que rien ne prouve que le port généralisé du masque dans les espaces publiques extérieurs soit d’une quelconque utilité pour lutter contre la propagation d’un coronavirus. Rien n’y fait, les arrêtés pleuvent rendant nos centres villes infréquentables pour les esprits libres. J’ai choisi de vivre en accord avec mes convictions et de me promener à visage découvert quand la situation le permet c’est à dire dans des rues vides, des places désertées, des avenues abandonnées, des ruelles désolées ou des impasses sauvages. En réalité je me cache, je me terre dans mon bureau, j’arpente la ville dès potron-minet et je rentre avec la nuit. Je me sens à la fois résistant et coupable, marchant l’air d’un rôdeur en quête de larcins craignant de croiser quelques gardien de la paix en manque de bon sens ce qui s’apparente à un oxymore.
Je suis effaré par la docilité des gens que je croise. Les mesures préfectorales sont appliquées sans barguigner. La psychologie vient à notre rescousse pour nous éclairer : nous sommes capables d’adapter nos croyances face à une contrainte pour résoudre le conflit intérieur. Les personnes croisées masquées dans des rues vides tôt le matin répondent à une logique imparable : 1) J’obéis aux injonctions préfectorales 2) Je me persuade que le port du masque dans l’espace publique me protège et protège les autres 3) J’étends spontanément la contrainte partout et tout le temps puisqu’elle est nécessaire. Imparable.
Deux jours en juin
Retour sur le chemin de l’école pour la seconde fois de la semaine sous un soleil estival et un peu de fraicheur parce qu’il est encore tôt. Quart d’heure délicieux entre un père et son fils, promenade dans le vieux Vannes puis dans un parc de la ville, sentier des écoliers depuis cinq années emprunté : la vie réserve de ces petits bonheurs ! Bientôt ce seront les grandes vacances puis la rentrée en sixième dont le contour sanitaire nous échappe encore. Inutile de se projeter, l’été démarre triomphant, sûr de lui, nappé d’un soleil prometteur et d’une relative accalmie côté covid. Inutile donc de gâcher ces dernières journées de juin, déambulations magnifiques, flâneries qui riment déjà avec regret et nostalgie. Cinq ans ! Que la vie est belle mais parfois si leste. Je me revois encore dans le bureau de la directrice en train de vanter les mérites de mon enfant prodige pour qu’elle l’accepte dans sa classe. Le CP est sur toutes les lèvres, mais les deux mots, cours préparatoire, disent tellement de choses. Déjà parce qu’on y apprend à lire, à écrire mais surtout pare qu’on y prépare sa vie. L’enjeu est de taille, inutilement circonscrit à l’alphabet. Quand bien même il le serait ! Mot magique également aux racines si lointaines qu’elles en deviennent oubliées. Comme l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. Je sens pointer le nez du spleen magnifique du vieux papa mélancolique des années passées.
Evidemment on l’aurait souhaité différente cette année finale à la “petite école”. Le home schooling est passé par là, efficace finalement mais exempt de ces petites contraintes qui embellissent le quotidien. L’élève rythme seul ces journées durant lesquelles français, mathématiques ou histoire font bon ménage avec Youtube et Fortnite. Avec le recul cette nouvelle manière de travailler semble un tremplin efficace pour l’entrée au collège. Les devoirs envoyés par mail chaque lundi obligent à s’organiser différemment avec l’aide de papa ou maman, plus souvent maman, pour avancer chaque jour. Les pays européens et les capitales n’ont plus de secret pour notre petit cm2 qui s’est vu proposer un jeu en ligne pour améliorer ses connaissances en géographie. Les progrès sur les jeux de bataille royale sont incontestables. Croisons les doigts et espérons qu’il en sera de même pour les fractions, l’accord du participe passé ou encore les conquêtes napoléoniennes. Coup de chapeau aux équipes de son école qui ont réussi à inventer une manière nouvelle de faire la classe en permettant aux parents de tenir la barre malgré tout.
Les dernières matinées marquent un retour presque à la normale durant lesquelles je retrouve les habitudes nombreuses prises depuis cinq ans ainsi que les habitués que leurs horaires de travail amènent à croiser notre route. Je calculais qu’il restait encore deux matins avant de tourner la page. Deux matins encore à se saluer sans se connaître, à se sourire. Deux jours encore et le chapitre sera clos. On se demandera ce que sont devenus le petit garçon et son papa. On les croisera peut-être ailleurs mais la répétition réconfortante de l’habitude se sera tue. Des regards amusés, le regardant sortir de son nouvel établissement entouré des copains. Pas encore un homme, pas même un adolescent mais définitivement plus l’enfant côtoyé saison après saison, emmitouflé dans une doudoune un peu grande et parlant, parlant sans cesse, usant chaque seconde de l’itinéraire quotidien pour discuter sans relâche avant de s’évanouir sans se retourner une fois passé le large portail bleu. Combien de fois suis-je resté interdit à contempler sa petite silhouette disparaître au milieu des cartables chahutés ? Jamais il ne se sera retourné. […]
📖 Ce texte est un extrait de mon livre PRÉLUDE.
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